Le blog de Violent-Love
Voici un extrait de mon journal :
<< Cela fait quelque jours que
la
rédaction de cette nouvelle histoire me parait de plus en plus difficile. J'ai
l'impression que je ne sais plus écrire, ou alors qu'au contraire, j'ai poussé tellement loin le
perfectionnisme qu'il ne veut plus rien dire. Pendant des heures je m'efforce de corriger le moindre bout de phrase au prétexte qu'il me semble dissonant et ce faisant je n'avance que par à coup
dans la rédaction du récit. Je ne sais que penser. Est-ce, que ne sachant plus écrire, il me faut désormais des heures pour faire mes phrases, ou est-ce, qu'alors que mon écriture est toujours la
même, j'en déplore plus qu'avant les faiblesses de style et tente de la corriger pour lui donner un éclat hors de ma porté ? Peut-être que dans ce dernier cas, ma façon d'écrire a également perdu
tout son sens. Ce ne serait pas la première fois que le perfectionnisme aura été nocif à ma production. Comment réapprendre, dans ce cas, retrouver ce juste milieux entre une écriture insouciante,
et la recherche d'une perfection déraisonnable ? La seul chose à faire est de délaisser quelque temps cette histoire. Seulement la difficulté est que, là encore, mon désir de rendre chaque parcelle
de phrase irréprochable selon mes critère fait entrave à la résolutions de ne plus travailler sur mon texte. Il faut sans doute voir là dedans une manifestation supplémentaire du caractère
compulsif de mon comportement. Ce qui me semble, c'est que ma personnalité imprègne mes textes, et qu'ainsi mon écriture ne pouvait être épargnée plus longtemps par les mauvais côtés de ma
personne. J'entends là par ce côté perfectionniste, tourmentée, et incapable à vaincre mes défaut, fus-je totalement consciente de ceux-ci et désireuse de ne plus en souffrir. >>
Il est rare que je m'adresse à vous avec autant de sincérité. Peut-être cet article n'a-t-il d'ailleurs pas sa place ici. Peut-être est-ce indécent de ma part d'informer le lecteur de ce qu'il y a derrière mes textes. Je devais pourtant faire le point sur la façon dont chaque fois que j'écris une nouvelle, la rédaction de celle-ci me travail plus encore que les précédentes pour que cela devienne finalement insupportable. << Pour écrire, il a bien fallut que je souffre. >> Voilà qui donne une raison à l'existence de bien des oeuvres littéraires, mais pour moi, il semble que ce soit l'inverse.
<< Cela fait quelque jours que
la
rédaction de cette nouvelle histoire me parait de plus en plus difficile. J'ai
l'impression que je ne sais plus écrire, ou alors qu'au contraire, j'ai poussé tellement loin le
perfectionnisme qu'il ne veut plus rien dire. Pendant des heures je m'efforce de corriger le moindre bout de phrase au prétexte qu'il me semble dissonant et ce faisant je n'avance que par à coup
dans la rédaction du récit. Je ne sais que penser. Est-ce, que ne sachant plus écrire, il me faut désormais des heures pour faire mes phrases, ou est-ce, qu'alors que mon écriture est toujours la
même, j'en déplore plus qu'avant les faiblesses de style et tente de la corriger pour lui donner un éclat hors de ma porté ? Peut-être que dans ce dernier cas, ma façon d'écrire a également perdu
tout son sens. Ce ne serait pas la première fois que le perfectionnisme aura été nocif à ma production. Comment réapprendre, dans ce cas, retrouver ce juste milieux entre une écriture insouciante,
et la recherche d'une perfection déraisonnable ? La seul chose à faire est de délaisser quelque temps cette histoire. Seulement la difficulté est que, là encore, mon désir de rendre chaque parcelle
de phrase irréprochable selon mes critère fait entrave à la résolutions de ne plus travailler sur mon texte. Il faut sans doute voir là dedans une manifestation supplémentaire du caractère
compulsif de mon comportement. Ce qui me semble, c'est que ma personnalité imprègne mes textes, et qu'ainsi mon écriture ne pouvait être épargnée plus longtemps par les mauvais côtés de ma
personne. J'entends là par ce côté perfectionniste, tourmentée, et incapable à vaincre mes défaut, fus-je totalement consciente de ceux-ci et désireuse de ne plus en souffrir. >>Il est rare que je m'adresse à vous avec autant de sincérité. Peut-être cet article n'a-t-il d'ailleurs pas sa place ici. Peut-être est-ce indécent de ma part d'informer le lecteur de ce qu'il y a derrière mes textes. Je devais pourtant faire le point sur la façon dont chaque fois que j'écris une nouvelle, la rédaction de celle-ci me travail plus encore que les précédentes pour que cela devienne finalement insupportable. << Pour écrire, il a bien fallut que je souffre. >> Voilà qui donne une raison à l'existence de bien des oeuvres littéraires, mais pour moi, il semble que ce soit l'inverse.
Dim 27 déc 2009
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